1) Langue

2) Bateau

3) Saison

4) Budget

5) Vélo - Remorque

6) Tente, réchaud, tapis de sol, duvet

7) Vêtements

8) Trek - Topo

9) Route

10) Bus au Maroc

11) Rencontres

12) En vrac

 

1) Langue

En ville, ils parlent tous bien français. Dans les villages plus reculés, ou dans les treks, parfois seulement quelques mots de français. Il faut apprendre quelques bases (eau, pain, ...) en arabe mais aussi bien souvent en berbère. Il existe des guides français-marocain. On avait le guide conversation Assimil français marocain.

 

2) Le bateau

 

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Trajet Sète/Tanger aller/retour: un peu plus de 200euros

On avait hésité avec l'avion, Aurel étant plus motivé pour le bateau, au final plusieurs raisons nous ont fait choisir ce dernier:

- Ayant le temps, nous pouvions passer 4jours sur le bateau (40 heures par trajet). Justement, on a apprécié cette transition en douceur entre deux continents si différents.

- Parce que le bateau est à vitesse plus humaine: on peut ainsi mieux se rendre compte des distances.

- Parce que le bateau est aussi synonyme de simplicité: pas besoin de démonter les vélos et les remorques, pas de limitation de poids et donc pas de surtaxes (et ça permet de griller toute la file de la douane!)

- Parce que le bateau c'est écolo: ça va bien dans notre logique du voyage à vélo

 

3) Les saisons

Avec seulement deux jours de mauvais temps, nous avons eu de la chance, mais nous avions aussi anticipé d'être au bon endroit à la bonne saison. En général, pour le Moyen Atlas et le Haut Atlas, la saison s'arrête vers fin octobre - mi novembre. Alors qu'il commençait à neiger sur l'Atlas, on a basculé au Sud mi-novembre pour retrouver un climat plus clément. L'anti-Atlas et le sud marocain se parcourent bien en automne, hiver, et printemps. Mais au début de l'hiver, c'est moins touristique, et le marchandage est donc plus facile :)

 

4) Budget

La vie au Maroc est vraiment bon marché, si l'on n'est pas très regardant (hôtel, resto). Nous avons dépensé 5 euros/ jour/ personne au quotidien pendant les deux mois sur place. Cela inclut de nombreux restos, une moyenne d'une nuit d'hôtel par semaine (hôtel à 100 Dh pour 3), et le bus Ouarzazate-Marrakech et Marrakech-Tanger. A cela il faut rajouter les souvenirs (qui ne s'élèvent pas bien haut) et le bateau aller-retour: un peu plus de 200euros.

 

5) Vélo - Remorque

 

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AUREL:

Mon vélo est un Cranbrook solution bleu pale (500e sur BikeDiscount).. Je n'en ai jamais vu d'autres, je ne le retrouve même pas sur internet... 

Ce qui a posé problème :

Je m'étais acheté une roue arrière neuve 80e spécialement pour l'occasion (l'année dernière j'avais cassé 11 rayons avec la roue d'origine...) (Rearwheel 28" XT T780 V-Brake/ A319 36L). J'ai finalement cassé la roue libre : corps de roue libre (plastoc composite) en 5 morceaux... 

Après quoi je suis passé à une roue complète à 200 dh, mais pour ce prix là je n'avais que 7 vitesses et surtout un axe plein > impossible d'utiliser l'axe de fixation de la Bob. J'ai donc fixé la Bob avec les boulons du porte bagages arrière.

Donc comme l'année dernière j'ai cassé de nombreux boulons (fixation du porte bagage avant, fixation sur le cadre de la Bob après changement de roue) ces boulons sont vraiment dans un alliage de m... Le problème est qu'ils cassent à l'intérieur du cadre et qu'il est donc compliqué de les extraire. En France je fais des trous en ligne avec un petit foret pour pouvoir les dévisser avec un tournevis plat. Au maroc ils ont soudé une barre en fer au morceau de boulon restant pour s'en servir comme levier et dévisser.

J'ai aussi cassé mon porte bagage avant low rider hebie au niveau de la soudure. Le porte bagage avait au moins 10000km au compteur. Je l'ai utilisé jusqu'à la fin avec un collier de serrage de plombier (il est en alu donc pas de soudure...)

Ces aléas font partis de l'aventure : ma keyn mouchkil tant qu'on peut repartir.

SIMON:

Après cinq voyages avec un vélo qui commençait à fatiguer, j'ai investi dans le vélo bien connu de cyclo randonnée (1200euros). Simple et robuste, je rentre très satisfait de ce dernier (une seule crevaison). Prêt à repartir en l'état et convaincu que le 26' c'est la base, hors Europe. Sachant que nous prenions le bateau, que nous allions faire de la piste chargés, la remorque Bob Ibex était bien aussi bien adaptée (très robuste). Sylvain, un de mes hôtes Warmshower qui a fait le tour du monde avec une Ibex, n'avait rien à lui repprocher après 2ans de vélo. La remorque + 2 sacoches à l'avant m'ont permis de répartir la charge. Je conseille ce montage.

AMEL:

Sachant que nous allions faire de la piste, Simon a insisté pour que j'achète un vélo digne de ce nom (pour éviter aussi d'être coincés à cause de moi). J'ai donc investi dans un vélo Ortler Meran (en promo, 500euros au lieu de 800euros). J'ai acheté en plus un porte bagage avant (cyclo-randonnée Tubus tara). J'avais deux sacoches arrières et deux saoches avant, ce qui me suffisait amplement, étant donné que Simon portait la tente et le réchaud. Je mettais mon tapis de sol et autres bricoles dans une poche sur mon porte-bagage arrière. J'étais bien contente d'avoir un vélo neuf (une seule crevaison) et pas d'autres problèmes, si ce n'est un bruit de chaîne certainement dû à la boue encrassée. Un rétroviseur est bien utile (5euros chez Decat), notamment quand les gamins te suivent de trop près, tu peux les surveiller discrètement. J'avais aussi une sacoche de guidon, très pratique pour regarder souvent la carte ou prendre l'appareil photo.

 

6) Tente, réchaud, tapis de sol, duvet

TENTE:

 

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AMEL ET SIMON:

Tente Exped Venus 2 (520euros): Tente 4 saisons, conçue pour des conditions difficiles, double-toit en tissu siliconé des deux côtés, forme basse pour améliorer la résistance au vent.

Une tente solide (et résistante au vent), autoportante (sans les absides), bien conçue pour le vélo (chacun une abside pour mettre ses sacoches), et pas trop lourde pour pouvoir faire du trek (2,5kg). C'était la tente idéale pour le Vélo Trek Tajine !

AUREL: 

Tente The North Face Meso 2, ok pour une personne, autoportante, 4 saisons (sans être une tente d'expé...). Pas du tout pratique pour 2.

RECHAUD:

On n'a pas croisé de cartouches de gaz format randonneur (500g). Du coup, on avait 4bouteilles de gaz pour les treks et le matin (merci encore le bateau) et le réchaud à essence (MSR) pour le soir. Ses inconvénients (odeur, préchauffage et nettoyage) se font vite oublier quand la durée de cuisson des pâtes est en moyenne de 10 minutes et que la plus petite bouteille de gaz disponible pèse bien 5kg.

TAPIS DE SOL ET DUVET:

On a utilisé notre matériel de montagne habituel avec quelques nouveautés.

SIMON:

Duvet Valandré Swing 500, une base. La nouveauté, c'est le tapis de sol Thermarest Neo Air. Léger et hyper confortable, il m'a permis de dormir comme un bébé. Faut jute ne pas s'allonger dans les épines (hein Amel!).

AMEL:

Etant frileuse, j'ai pris mon duvet Valandré Swing 900, et je ne le regrette pas, car à défaut de vêtements hyper chauds, je me plongeais dans mon duvet arrivés au campement. Au niveau tapis de sol, j'ai un tapis de sol Thermarest 3/4 c'est-à-dire qu'il m'arrive au niveau des genoux (gain de poids lors de mes précédentes randos). Je le savais insuffisant pour ce voyage, mais au lieu de prendre un nouveau Thermarest super light comme Simon, je décide de prendre un deuxième tapis. Me connaissant aussi, c'est-à-dire peu soigneuse (j'ai déjà crevé un précédent tapis de sol en faisant la sieste sur l'herbe), je préfère assurer le coup, et prendre un des deux tapis de sol non gonflable. J'ai donc pris le Thermarest Z-Lite, qui me sert aussi en montagne sur la neige. En vélo, c'était confort, j'empilais les deux tapis de sol l'un sur l'autre, et en trek, je prenais uniquement mon tapis 3/4 en mettant des vêtements dans un sac sous les pieds pour m'isoler du froid.

AUREL:

Duvet RAB, et matelas thermarest Neorair Trekker.

 

7) Vêtements

Comme on fait déjà des randos et de la montagne, on était déjà bien équipés. On avait chacun:

- quelques thi-shirt (2 pour Amel, 3 pour les gars)

- un thi-shirt manche longue (genre Odlo)

- une polaire ou pull pour le soir

- une doudoune (Quechua pour tout le monde)

- une Gore-Tex. Aurel avait en plus une cape de pluie mais ne s'en est pas servi.

- un cycliste de vélo

- un pantalon léger (un caleçon polaire en plus pour Amel)

- une paire de basket et une paire de tongues

- un bonnet et des gants

- slips, chaussettes évidemment :)

On s'est réveillés plusieurs matins avec du givre sur la tente et on a même eu un peu de neige à un bivouac. On était donc contents d'avoir des affaires chaudes. Il fait souvent bon voire chaud la journée, mais le soir, ça caille !

 

8) Trek - Topo

L'an dernier, nous avions déjà effectué deux treks du guide Olizane (tour du Toubkal et tour du Siroua). Cette année, nous avons découvert deux autres massifs: le M'Goun et le Sahro. Le tour du M'Goun s'effectue généralement plutôt au printemps-été-début automne, alors que le tour du Sahro s'effectue à partir de fin octobre et jusqu'au printemps: altitude plus modeste et proximité du désert.

- Toubkal: marquage rose fluo sur une bonne partie du parcours (marquage du trail du Haut Atlas). Sentiers fréquentés et bien marqués, nombreux villages, points d'eau réguliers, quelques épiceries au début.

- Siroua: sentiers peu marqués et peu fréquentés. Parfois le chemin disparaît puis réapparaît une heure plus tard. Orientation plus difficile, peu de villages et presque pas de commerces. Source présentes au moins une fois par jour.

- M'Goun: marquage rouge jusqu'au refuge. Orientation plus facile. Au moins une source croisée en plus du bivouac. Pas de commerces.

- Sahro: Orientation pas évidente (on avance souvent à vue). Points d'eau plus rares dans la journée (mais puits présents). 

Les croquis et explications du topo Olizane nous ont permis de réaliser ces 4 treks en autonomie (non sans nous perdre de temps en temps), sachant que nous pratiquons régulièrement la montagne "hors des sentiers battus" en France. Au Maroc, point de panneaux, ni de balisages omniprésents. Pour les moins agguérris, il existe à tous les départs de trek des guides marocains formés et compétents*. Pour le ravitaillement, on prenait en général tout sauf le pain que l'on peut acheter facilement aux berbères (il suffit de toquer à la bonne porte). Pour ceux qui ne veulent pas d'un sac lourd, les treks encadrés par des guides sont souvent accompagnés de mules.

*On a croisé un guide vraiment sympa: Hassain Ouami : 2002@yahoo.fr, qui travaille aussi à Terres Oubliées.

 

9) Routes

On n'a pas regretté notre choix de prendre uniquement des petites routes et des pistes, et d'éviter les nationales. Tranquillité et rencontres authentiques assurées. Réseau secondaire très abondant mais pas toujours bien décrit sur les cartes. Ne pas hésiter à demander aux locaux. On avait deux cartes, la Michelin et la IGN. Je conseillerais plutôt la Michelin et ses zones zoomées au 1/600 000.

 

10) Bus au Maroc

 

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On peut aller à peu près partout en bus au Maroc avec son vélo.

Ourzazate-Marrakech: 80 Dh trajet + 40 Dh par vélo (et bagages)

Marrakech-Tanger: 150 Dh + 50 Dh par vélo (et bagages)

Mieux vaut arriver en avance et avoir la possibilité de prendre le bus suivant , car après avoir acheté le ticket (un peu négociable), il faut s'attaquer à la négociation des bagages en soute qui est plus compliquée. Souvent avec des intermédiaires et pas toujours dans une ambiance détendue.

 

11) Rencontres

Les marocains sont très accueillants et généreux, et on s'est fait inviter plusieurs fois sans rien demander. Souvent, alors qu'on demandait simplement à planter la tent près de chez eux, on s'est retrouvés au chaud à boire le thé en attendant le tajine...

 

12) En vrac, trucs et astuces:

 

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- pour protéger la tente, on mettait une couverture du survie dessous.

- Simon a opté pour un oreiller gonflable (5euros à Décath), qui lui servait également de siège

- Aurel a opté pour une "chaise" pliable Décath (qui se referme en deux parties)

- on avait une bâche de scooter qu'on mettait la nuit sur nos trois vélos: discretion et protection ++

- rétroviseur de vélo, très pratique lorqu'on se sent suivi

- pas pratique: un bidon de vélo, qui récupère toute la poussière sur la tétine

 

Pour plus de questions, n'hésitez pas: banse.simon@gmail.com, melouille@libertysurf.fr, aurelien.vigeanel@gmail.com